Poser et entretenirMis à jour le 29 septembre 2026 · 6 min de lecture · Par l’équipe du showroom, 14 avenue de Grasse
Entretenir un parquet est la question qui revient presque toujours après la pose, et rarement avant. C’est dommage, parce que la finition choisie au départ décide de l’entretien qu’on aura pendant vingt ans.
Un chêne et un noyer s’entretiennent de la même façon si leur finition est identique. Ce qui change tout, c’est la couche qui sépare le bois de vos pieds.
Un parquet vitrifié est protégé par un film en surface : c’est ce film qui s’use, pas le bois. Un parquet huilé n’a pas de film ; l’huile pénètre dans le bois et le nourrit. Deux logiques opposées, deux entretiens différents.
C’est le plus simple au quotidien. Un balai ou un aspirateur avec une brosse adaptée, et une serpillière bien essorée avec un produit neutre pour parquet vitrifié. Bien essorée veut dire presque sèche : l’eau ne doit jamais stagner.
Avec le temps, le film perd son éclat dans les zones de passage. On passe alors un raviveur, qui redonne de la tenue sans poncer. Quand le film est réellement usé et que le bois est atteint, il faut poncer et re-vitrifier l’ensemble de la pièce.
Le nettoyage courant est identique : aspirateur, puis serpillière bien essorée avec un savon adapté aux sols huilés. La différence vient de l’entretien de fond.
Une à deux fois par an dans une pièce de vie, on passe une huile d’entretien qui renourrit le bois. C’est un peu plus de travail, mais cela s’accompagne d’un vrai avantage : une rayure ou une tache se reprend localement, sur la zone concernée, sans toucher au reste de la pièce. Sur un vitrifié, une reprise locale se voit presque toujours.
C’est de loin la première cause de dégâts. L’eau s’infiltre dans les joints, gonfle les bords des lames, et le dommage est irréversible.
À proscrire. La vapeur fait pénétrer l’eau sous la finition et dans les joints, avec beaucoup plus d’efficacité qu’une serpillière.
Poudres à récurer, ammoniaque, produits acides : ils attaquent le vernis ou dissolvent l’huile. Un produit neutre prévu pour le parquet suffit.
Une chaise de salle à manger déplacée trois fois par jour raye un sol en quelques mois. Les patins en feutre coûtent quelques euros et évitent une rénovation.
Le gravier et le sable rapportés sous les semelles font office de papier de verre. Un tapis à l’entrée retient l’essentiel.
Entretenir un parquet tient aussi à deux réglages qu’on oublie. L’humidité relative du logement, qu’il vaut mieux maintenir entre 45 et 65 % : en dessous, le bois se rétracte et les joints s’ouvrent. Et la lumière : un rayon de soleil direct et permanent décolore un parquet comme il décolore un tissu. Des voilages ou des stores suffisent.
Un parquet massif se ponce plusieurs fois dans sa vie : c’est son principal atout. Un contrecollé se ponce aussi, à condition que le parement le permette. Les parements courants vont d’environ 2,5 à 4,5 mm, ce qui autorise généralement un à deux ponçages.
Un stratifié, lui, ne se ponce pas : son décor est imprimé. Quand il est usé, il se remplace. C’est un critère à avoir en tête au moment du choix, et nous le détaillons dans massif ou contrecollé.
À la commande, nous vous indiquons le produit d’entretien correspondant exactement à votre finition, et la fréquence à tenir. Ce n’est pas un détail commercial : un huilé entretenu avec un produit pour vitrifié se dégrade vite.
Si votre parquet est déjà posé et que vous ne savez plus quelle finition il porte, passez au showroom avec une photo en lumière rasante. Cela suffit le plus souvent à trancher.
Trois gammes qui répondent à ce besoin, à voir et à toucher sur place.
Les produits que nous conseillons
Plinthes, seuils et sous-couches
Toute la gamme, massif et contrecollé
Cela dépend du passage. Dans une pièce de vie, une à deux fois par an suffit généralement ; dans une entrée ou un couloir, plus souvent. Le bon indicateur est le toucher : quand le bois redevient sec et absorbe l’eau au lieu de la laisser perler, il est temps.
Non. La vapeur fait pénétrer l’eau dans les joints et sous la finition. C’est l’une des causes les plus fréquentes de dégradation d’un parquet vitrifié.
Oui, si l’épaisseur du parement le permet. Un parement d’environ 2,5 à 4,5 mm autorise en général un à deux ponçages. En dessous, mieux vaut s’en tenir à une rénovation de surface.
14 avenue de Grasse
06800 Cagnes-sur-Mer
Mardi au vendredi
10h–12h et 14h–19h
Samedi 10h–12h et 14h30–19h
Venez avec une photo : on reconnaît la finition, on vous dit quoi utiliser et surtout quoi éviter.

La structure de la lame compte plus que l’essence.

La différence de structure, et ce qu’elle change à la pose.

Grande surface, passage quotidien, lumière du sud.